Les principaux sites mémoriels français

21 avril 2020

Le tourisme de mémoire met à l’honneur plusieurs endroits où des événements majeurs se sont produits au cours de l’Histoire. Ce sont par exemple des événements fondateurs sur le plan politique ou social. Ce sont aussi et surtout des événements douloureux comme les conflits armés ou les massacres. Le nombre de visiteurs des différents sites de mémoire bondit de manière spectaculaire à l’occasion de commémorations, comme celles du début de la Grande Guerre en 2014 ou de la fin du conflit il y a deux ans. Mais les pouvoirs publics essaient aussi d’attirer le public, en particulier les jeunes autrement, notamment en rénovant des lieux de mémoire majeurs.

Les plages du Débarquement, en Normandie

L’ouverture d’un second front à l’Ouest était réclamée depuis 1941. Les Etats-majors occidentaux – notamment américain et britannique – ne le feront que lorsque l’Armée rouge, ayant renversé les rapports de force notamment à Stalingrad, sont en rouge pour envahir Berlin. L’arrivée des troupes alliées sur les plages normandes augure par ailleurs aussi douze semaines de combats acharnés contre des forces allemandes en infériorité numériques certes, mais particulièrement tenaces.

Les cinq plages du Débarquement – Utah Beach, Omaha Beach, Gold Beach, Juno Beach et Sword Beach – entrent ainsi dans l’Histoire le 6 juin 1944. Elles comptent d’ailleurs parmi les sites mémoriels les plus visités en France. Offrant des leçons d’Histoire en grand format, elles suscitent la curiosité de nombreux visiteurs étrangers, notamment anglo-saxons (américains, britanniques, australiens ou canadiens), mais aussi allemands et belges. Côté hébergement, le camping plage du Débarquement constitue, aux yeux des visiteurs français comme étrangers, une alternative avantageuse en comparaison aux nombreux hôtels installés dans les alentours.

Le Mémorial de Caen

C’est le lieu où il faut se rendre pour mieux connaître l’Histoire du 20ème siècle. L’établissement les origines de la Seconde Guerre mondiale : les mécontentements nés en Allemagne du « diktat » du Traité de Versailles, la montée des courants d’extrême droite dans les années 1930, l’installation d’un climat particulièrement hostile aux juifs, le pacte Molotov-Ribbentrop (ou pacte germano-soviétique) dont les clauses secrètes prévoyaient le partage des pays d’Europe de l’Est par l’Allemagne nazie et l’Union soviétique, etc. Le Mémorial de Caen met naturellement l’accent sur le Débarquement sur les plages normandes.

L’ossuaire de Douaumont, dans la Meuse

Le monument commémore tous les soldats tombés lors de la bataille de Verdun en 1916. Les restes de quelque 130 000 soldats allemands et français y sont réunis. Rendre hommage aux morts sans mettre particulièrement l’accent sur la responsabilité de tel ou tel belligérant, ou sur l’issue de la Grande Guerre, tel est l’objectif de l’ossuaire de Douaumont.

Le Mémorial de Verdun

Le mémorial rend hommage aux quelque 700 000 soldats tués ou blessés au cours de la bataille de 1916. Les visiteurs viennent parfois en famille pour mieux saisir les enjeux du premier conflit majeur du 20ème siècle, mais aussi pour se faire une idée du vécu des poilus dans les tranchées. Les témoignages de plusieurs combattants allemands et français y sont conservés, ainsi que plusieurs centaines d’objets de collection.

La carrière Wellington

Ce site fait partie des endroits où il faut se rendre pour mieux connaître les réalités de la Première Guerre mondiale (ses enjeux, le vécu des soldats, les pertes civiles et militaires…) La carrière Wellington se trouve à Arras. A vingt mètres sous les pavés de la ville, ce réseau souterrain devait accueillir quelque 24 000 soldats. Entassés dans cette ville sous la ville, ces jeunes hommes, dont plusieurs Néo-Zélandais venus en renfort des troupes britanniques, avaient alors l’avantage de la surprise sur les combattants allemands. 

Le Mémorial de l’Armistice

L’armistice est signé le 11 novembre 1918 dans la forêt de Compiègne, dans un wagon mythique qu’Hitler fera détruire à la fin de la Seconde Guerre mondiale. C’est aussi là qu’un musée conserve les vestiges de la fin d’un des plus grands conflits contemporains, dont une réplique du wagon de l’armistice, signé par le Maréchal Foch et les généraux allemands. Des images en 3D permettent aux visiteurs de saisir les moments qui ont marqué la Grande Guerre ainsi que les circonstances et les enjeux de l’armistice.